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lundi, août 31, 2009

OBSERVATION DES BALEINES à BOSSEl

UNE ZONE D'OBSERVATION: LE CAP N'DOUA




Le cap Ndoua, point de vue situé à l’extrême sud de la Grande Terre et culminant à 189 mètres d’altitude, offre une vue à 180° sur la zone principale d’occupation des baleines à bosse dans le lagon Sud; ilpermet à la fois l’observation du comportement des animaux en l’absence de toute influence humaine (paramètre prépondérant dans toute étude d’impact) et la collecte de données précises sur la fréquentation maritime dans la zone. Il autorise également le repérage des baleines jusqu’à environ 10 milles nautiques des côtes, soit une zone de 324 milles nautiques carrés (MN2) qui s’étend de la passe de la Havannah à l’est à l’îlot Mato à l’ouest, et de la baie de Prony au nord jusqu’au sud du récif Gué.(NC-18.06.09)

(Cathy,Malou,Maya en observation, Aline au théodolite)


Venues des eaux froides de l'Antarctique,les baleines à bosse mettent plusieurs mois pour parcourir quelque 5000 km.
De la mi- juillet à la mi-septembre,ces mammifères trouvent dans les eaux chaudes
du lagon calédonien,un environnement idéal pour s'accoupler ou mettre bas.
Mâles et femelles,porteuses ou non,font ainsi partie du voyage.





Au large du cap N'Doua,un carré de 20 km sur 20 est le lieu privilégié
par les bateaux pour les apercevoir;


OBSERVER SANS DERANGER
Curieux d'observer les cétacés dans leur milieu naturel,nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir les approcher. Mais la présence des bateaux à proximité des baleines et des dauphins est susceptible de modifier leurs comportements et de les faire fuir.Une telle pertubation peut notamment avoir des effets néfastes sur la reproduction de ces espèces . L'application de certaines règles lors de l'observation des mammifères marins permet de minimiser les risques et de garantir la pérennité de cette activité.
(à suivre...)

jeudi, juillet 16, 2009

jeudi, août 07, 2008

L'observation des baleines à bosse :saison 2008






La Nouvelle-Calédonie est une zone de reproduction de l'une des populations de baleines à bosse de l'hémisphère Sud provenant de l'Antarctique.C'est par conséquent,un lieu d'étude et d'observation privilégié.

La station de recherche est située au cap N'Doua,( au Sud de la Grande Terre); son élévation de 189 mètres,en fait un site exceptionnel pour le repérage des baleines.





(Aline au théodolite pour un suivi de baleine)

L'étude menée par Aline Schaffar a pour but d'estimer les effets potentiels des bateaux(trafic maritime et touristique) sur la population de baleines,voir comment les professionnels de "whale watching" qui ont signé la charte se comportent sur l'eau et ainsi construire une base de données qui permettront,à terme (d'ici 3 ans) de déterminer si les mesures de gestion ont diminué l'impact sur les baleines.
La base de données étudie le comportement de la baleine(en présence et en absence de bateaux),sa vitesse,sa trajectoire,son temps d'apnée.

"Un théodolite , instrument de géomètre, relié à un ordinateur, permet de suivre en temps réel les déplacements des baleines. Par un système de triangulation, le théodolite donne la position exacte des animaux, ainsi que leur vitesse et leur direction. Lors du suivi des baleines, la position du groupe est relevée aussi souvent que possible. Le comportement du groupe ainsi que sa composition et le temps d’apnée sont enregistrés. Lorsque les baleines sont accompagnées par des bateaux, la position de tous les bateaux est relevé aussi souvent que possible. Le type de bateau ainsi que sa taille et son activité sont enregistrés. "(Opération Cétacés)

.... à la recherche des baleines...


(Aline,Sarah,Maya en observation)

Les Nouvelles Calédoniennes: article du journal du 3. 07 .2008
Bientôt une charte sur l’observation des baleines Les professionnels de l’observation touristique des baleines s’organisent en vue de la prochaine saison de reproduction des cétacés dans le lagon. Celle-ci a déjà commencé mais, officiellement du moins, elle doit ouvrir mi-juillet pour s’achever en septembre.

La plupart des propriétaires des bateaux mis en œuvre se sont regroupés afin d’organiser une billetterie, mais d’autres préfèrent travailler en solo. Nouveauté cette année, le service de l’environnement de la province Sud organise un stage de formation le 9 juillet à l’intention des skippers travaillant à l’observation des baleines.
« Les professionnels de cette activité ont bien conscience des problèmes soulevés par l’exploitation intensive », explique à ce propos le président du Syndicat des activités nautiques touristiques (SANT), Pierre-Philippe Avron. « A l’occasion du colloque d’Auckland la volonté a été affichée d’uniformiser la pratique et un guide de bonne conduite a été développé. Il a été discuté avec les professionnels, les scientifiques et les gouvernements, en Nouvelle- Calédoenvironnement de la
province Sud afin d’être adapté au contexte calédonien, ceci tout en restant dans la ligne du guide. »

Proposer un véritable produit touristique

« Le but, précise M. Avron, est de préserver l’environnement et la ressource car si les baleines sont harcelées, elles risquent de déserter la zone. Une
charte doit être signée à cet effet le 9 juillet entre les professionnels du whale watching et la province Sud. »
Conséquence : « Un certain nombre de bateaux pratiquant cette activité seront
identifiés. Ils auront à bord des skippers ayant suivi une formation portant sur la zone d’approche des cétacés, la zone d’observation et le temps d’observation à respecter, cumulé sur un même groupe. Ce recadrage de la province sud devrait éviter les polémiques entre scientifiques et skippers, voire avec les skippers entre eux. »
Selon le président du SANT, les sociétés pratiquant l’observation des baleines ont intérêt à se professionnaliser en proposant un véritable produit touristique avec du
matériel pédagogique à bord, en donnant une information didactique et culturelle sur les baleines et les dauphins.
En contrepartie du respect des règles établies, le SANT demandera que des moyens de surveillance soient mis en œuvre afin de les faire réellement appliquer. Le dispositif concerne pour l’instant uniquement les professionnels mais il devrait intéresser à terme les plaisanciers pour lesquels des opérations de sensibilisation sont à l’étude.
Il ne s’agit cependant que d’une charte signée par les professionnels, premier pas vers une éventuelle règlementation.

vendredi, août 18, 2006

Rencontres avec les baleines à bosse.














L'observation des baleines est une activité fascinante. Une rencontre avec ces animaux légendaires nous permet de mieux saisir la grandeur et la fragilité du milieu marin et de la vie qu'il abrite.



Habituellement naviguant dans les eaux froides,elle passent chaque année un peu de temps parmi nous(début juillet à mi-septembre) :elles choisissent en général le sud de la Calédonie et on peut les trouver aussi bien en Baie de Prony qu'à l'Ile des Pins.



Les baleines arrivent par vagues successives et par catégories différentes en fonction de leur statut vis à vis de la reproduction.

  • Les baleines à bosse ne sont pas des animaux grégaires et le seul groupe stable est constitué parla femelle et son petit.La protection du lagon sera mise à profit pour allaiter le nouveau-né.
  • Curieuses et joueuses on rencontre des baleines juvéniles:solitaires ou par groupes de deux, elles profitent de cette période pour s'initier aux comportements qui leur serviront plus tard à acquérir les faveurs d'une baleine de l'autre sexe .Lorsqu'elles auront atteint leur maturité sexuelle,vers l'âge de 5 ans ,elles viendront se reproduire dans les eaux calmes et chaudes du lagon.
  • Les groupes reproducteurs sont composés par plusieurs mâles adultes qui poursuivent une femelle sexuellement mature,pouvant être accompagnée d'un baleineau;des animaux juvéniles sont parfois aperçus dans ces groupes.
  • L'escorte principale,le mâle le plus proche de la femelle,doit défendre sa place contre les autres mâles appelés:escortes secondaires.Une fois les adversaires repoussés,il reste seul avec la femelle.

L'observation des cétacés ou "whale watching" connaît vulnérables,surtout les femelles qui vont mettre bas et les baleineaux.Des pertubations répétées peuvent avoir des conséquences néfastes.Il est donc important de respecter des distances minimums d'approche et de laisser au cétacé le choix de décider s'il a envie ou non de s'approcher plus près.D'une manière générale,il faut éviter toute évolution trop rapide ou trop bruyante.Une autre précaution est de ne pas encercler ni acculer contre un récif le cétacé qui doit toujours pouvoir disposer d'une"voie" de un développement mondial auquel la Nouvelle-Calédonie n'échappe pas.Cette observation implique un code de bonne conduite:les cétacés sont très sortie.Enfin, il ne faut jamais séparer une mère de son petit.(une brochure,est éditée par la province Sud)

Participez

Participez à l'inventaire des mammifères marins de Nouvelle-Calédonie!


lors de vos sorties en mer,si vous avez la chance de rencontrer des baleines,des cachalots,des dauphins,ou même des vaches marines,notez bien soigneusement la date,l'heure,et le lieu ainsi que ce que vous avez vu:les informations ainsi recueillies permettent de juger du bon état des différentes populations,et ainsi de veiller à leur protection.(des fiches d'observation sont disponibles à la Province Sud).
Et si vous avez de superbes photos de cétacés(exemple:photos de nageoires caudales,qui permettent l'identification des baleines) si vous voulez les partager,n'hésitez pas! Merci d'avance!
Vous pouvez envoyer ces informations à l'adresse suivante:
  • Opération Cétacés,B.P. 12827 Nouméa
  • ou Tel/fax :24.16.34
  • ou encore ,pour faire simple:m'envoyer vos informations et photos,via mon adresse mail , je transmettrais celles-ci à Claire Garrigue.

IDENTIFICATION DES BALEINES


A partir de fragment de tissu, il est possible, par analyse génétique, d’extraire et d'étudier l’ADN des cellules. Pour cela, des biopsies, consistant à prélever un morceau de peau et de gras, sont réalisées.

Claire Garrigue prépare l'échantillon prélevé :la peau est séparée du gras et sera conservée dans un tube contenant de l'éthanol,pour être analysé ensuite à l'université d'Auckland et permettre ainsi l'identité génétique des animaux.




(à suivre)

lundi, septembre 19, 2005

Cap sur les baleines: la photo-identification

Du blanc immaculé au noir profond,tous les intermédiaires sont possibles.Les nageoires caudales sont classées selon un code qui varie de 1 à 5.

Pour étudier tous les aspects de la vie d'une espèce animale,il est impératif d'identifier chaque individu.
La technique de "photo-identification" consiste à photographier l'animal puis à comparer les clichés pris à des moments ou des endroits différents afin de reconstruire l'histoire de chaque animal.
Chez la baleine à bosse,c'est la face ventrale de la nageoire caudale qui est photographiée.Elle présente une pigmengtation particulière composée de tâches noires ou blanches,de découpes ou de cicatrices qui lui sont propres.
Cette "empreinte caudale" est la véritable carte d'identité de chaque baleine:cette espèce d'"empreinte digitale"permet aux chercheurs( en photographiant pendant plusieurs années de suite),d'estimer les effectifs de la population et de reconstruire l'histoire personnelle des individus.
Un critére de reconnaissance supplémentaire est la pigmentation blanche des flancs,caractéristique de plusieurs populations de baleines à bosse de l'hémisphére Sud.

La première étape de tout travail de recherche consiste à identifier chaque animal d'une population grâce à cette technique appelée la photo-identification.Toutes les photos sont alors répertoriées sous forme de catalogue et sont associées à d'autres informations concernant l'animal en question.Ce procédé est utilisé par les chercheurs d'Opérations Cétacés,et l'an passé,le catalogue des baleines à bosse de Nouvelle-Calédonie contenait 311 individus.

Des collaborations établies avec des chercheurs d'autres pays permettent de comparer des clichés provenant de différents lieux géographiques ou réalisés à différentes périodes.Lhistoire individuelle d'une baleine peut alors être retracée et le mouvement des baleines entre plusieurs régions,peuvent apparaître.("Aussie" ,baleine identifiée en août 1993 dans le Sud de la Grande Terre avait étè vue par deux fois en 1991,sur la côte Est australienne).

Depuis quelques années,une autre technique d'identification est réalisée:on utilise cette fois des données génétiques.En effet,grâce à un échantillon de peau de baleine,il est possible d'obtenir la carte d'idendité génétique de l'animal.Pour cela,un morceau de peau,très petit,est prélevé(à l'aide d'une fléche, tirée à l'arbalète :l'impact de la flèche équivaut à une piqûre de moustique pour l'homme).
Cette technique permet d'obtenir le code génétique unique à un individu,ainsi que le sexe de l'animal.Il permet également de déterminer sa parenté,voire même de construire son arbre généalogique.

Les données obtenues grâce à la photo-identification et aux analyses génétiques,combinées à des calculs mathématiques ingénieux,permettent d'estimer l'abondance des baleines à bosse en Nouvelle-Calédonie et de mettre en place des mesures de conservation.

mardi, septembre 06, 2005

Cap sur les baleines: petit baleineau deviendra grand

C'est dans les eaux néo- calédoniennes que chaque année,une partie des femelles de la population de baleines à bosse de l'hémisphère Sud,vient mettre bas.

Chez les baleines à bosse la gestation dure de 10 à 12 mois.A la naissance,le petit pèse une à deux tonnes et mesure trois à quatre mètres.C'est déjà la taille et le poids du plus imposant des mammifères terrestres:l'élèphant d'Afrique!

Le petit tétera sa mère pendant environ un an.La technique de tétée chez les mammifères marins est très particulière. Les glandes mammaires de la femelle sont situées à l'intérieur de poches au niveau de l'abdomen inférieur.Pour y avoir accès,le petit appliquera son rostre(museau)au niveau de ces poches afin de solliciter sa mère qui éjectera alors le lait par impulsions.

Pendant la première année,le baleineau consommera chaque jour en moyenne 220 litres d'un lait extrêmement riche



samedi, juillet 23, 2005

CAP SUR LES BALEINES!



Les baleines sont de retour dans le lagon Sud!

L'association "Opération Cétaces" est déjà sur le qui-vive!

Reportage sur le terrain!

..."Bonjour, La saison 2005 commence, quelques rares baleines ont été observées. Ce sont les premières, le gros du troupeau ne sera là qu'au mois d'août prochain.

Cette année : Maryse, Maya, Guillaume, Sophie, Manu, Guillaume et Greg rejoignent notre équipe pour nous aider dans nos recherches

Aline, démarre un projet pilote. Une étude des effets des bateaux sur les baleines. L'idée est d'étudier la distribution des différents groupes de baleines à partir du Cap Ndoua et de suivre leur déplacement et leur comportement en présence de bateau et lorsqu'il n'y en a pas. Nous commencerons les observations dans le sud du lagon à partir de la mi-juillet et nous partirons également explorer la cote est au mois de septembre.
Sur l'eau vous pourrez rencontrer les personnes citées ci-dessus ainsi que Dominique, Véronique, Rémi et Claire et peut être d'autres. A bientôt. "...



Cap Ndoua: Aline au poste
d'observation.

http://www.offratel.nc/op.cetaces/