

(à suivre)
A l'autre bout du monde,la Nouvelle Calédonie:une île perdue dans le Pacifique ,une harmonie subtile de différences insoupçonnées de paysage,de culture et de moeurs...
Ce légume présente une peau dure, épaisse et légèrement velue ou rugueuse. Il est de forme allongée garni de multiples radicelles.
Sa chair se pare d'une palette de couleurs: blanc, jaune, rouge, lilas. Elle est farineuse, un peu sèche au goût douceâtre.
En Nouvelle-Calédonie la culture de l’igname à une grande importance, d’une part parce qu’elle est présente dans l’alimentation de la population mais aussi parce qu’elle est essentielle dans les rites coutumiers (mariage, naissance, inauguration…).
Ceci implique une double demande sur le territoire et surtout sur Nouméa :
| Les racines de la coutume |
| L’igname nouvelle est arrivée. Comme chaque année, les Kunié se sont réunis autour de leur grande chefferie pour fêter ce tubercule. Chacun a reçu, selon des rites coutumiers, sa part d’igname. Après une nuit passée dans l’enceinte de la chefferie, dont la surveillance avait été confiée à la tribu de Gadgi, les ignames nouvelles ont été fêtées par les Kunié. Ils étaient nombreux, mardi, à venir présenter à leur grand chef leurs ignames tout juste sorties de terre. Après une journée passée à recevoir les clans, Hilarion Vendegou a adressé son discours à la population durant lequel il est revenu sur une année riche en événements. Le temps des mots révolu, les habitants de l’île ont formé une grande chaîne afin de transporter les précieux tubercules dans le moua kou, la maison des ignames. Puis, Bernard Gidrol, le prête est venu bénir les fruits de ce travail annuel. À l’issue des rites traditionnels, les ignames ont ensuite été rassemblées et partagées entre tous les membres des différentes tribus. Puis, la population s’est rendue à la baie de Saint-Maurice où les attendaient les représentants des clans de la mer. Ils ont offert neuf tortues, une par tribu et une pour les visiteurs. Chacun est, ensuite, rentré à son domicile pour déguster, en famille, les premières ignames de l’année. |
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| Le climat de la Nouvelle-Calédonie |
La variation annuelle de la position de la ceinture anticyclonique subtropicale et des basses pressions intertropicales déterminent deux saisons principales séparées par deux intersaisons :
de mi-novembre à mi-avril : c'est la saison chaude et humide, dite "saison des cyclones".
de mi-avril à mi-mai : c'est une saison de transition.
les perturbations tropicales sont rares et en général peu actives. La pluviosité diminue et la température de l'air décroît sensiblement.
de mi-mai à mi-septembre : c'est la saison fraîche.
La température de l'air passe par son minimum annuel.
de mi-septembre à mi-novembre : c'est la saison sèche.
La température de l'air augmente progressivement, tandis que la pluviosité est à son minimum annuel. L'alizé souffle en quasi permanence. C'est la période la plus belle de l'année, mais aussi la plus sèche.
(http://www.meteo.nc/)
La Nouvelle-Calédonie (ou Grande Terre ) constitue un territoire français d'outre-mer (TOM ) ; 18 575 km 2 (Chef-lieu Nouméa.)
Le Territoire est divisé administrativement en trois provinces : province Nord (partie septentrionale de la Grande Terre avec les îles Belep ; province Sud (partie méridionale de la Grande Terre avec l'île des Pins; îles Loyauté : Ouvéa, Lifou et Maré ).
(à suivre)

Bien que non endémique à la Nouvelle-Calédonie, cet arbre est devenu typique du paysage calédonien où il occupe près de la moitié de la superficie notamment sur la Grande Terre.On le trouve principalement sur la côte ouest et dans le Nord du territoire. Son extension est due à sa résistance au feu. Les propriétés ignifuges de son bois permettent au niaouli de survivre aux incendies et de prendre la place des autres espèces lorsque celles-ci sont détruites( il résiste bien grâce à son écorce en couches minces, (10 à 20 couches superposées),à ses racines superficielles qui font des rejets et à ses graines très nombreuses qui germent très rapidement après le feu)
Proche des Eucalyptus australiens, le niaouli a un habitat souple. On le trouve aussi bien dans les marécages qu’à plus de 1 000 m d’altitude.
( écorce de niaouli)
L'écorce de niaouli, "la peau", composée d'une multitude d'épaisseurs très fines, est un élément primordial de la vie kanak. Elle sert d'enveloppes diverses, d'allumettes , ou de protection. Et son utilisation principale, encore pratiquée aujourd'hui, consiste à revêtir les parois et les toits des cases( son écorce protectrice sert de revêtement au faré, la case traditionnelle kanake). C'est dire à quel point le niaouli a toujours été étroitement lié à la vie quotidienne .Histoire du niaouli
Le soleil, en lutte contre la pluie, a entrepris de dessécher la terre.
Plus de nuages et peu d’ombre. La terre se desséchait, les rivières les plus riches se sentaient tarir, la terre se fendait, les feuilles des arbres étaient sèches et racornies, les branches elles-mêmes commençaient à ressembler à de vieux os. Quant aux herbes et aux plantes, inutile d’en parler : tout était sec comme la peau de niaouli qui sert à allumer le feu.
Le niaouli lui-même, sage, avisé et prudent, n’avait pas fait comme les autres arbres. A l’annonce de la grande guerre, il s’était dit :
« Je ne suis pas un arbre des forêts, moi ; je suis l’arbre de la brousse, que vais-je donc faire pour ne point périr ? » - Car il ne faut pas oublier qu’à cette époque, le niaouli, tout comme les autres arbres, n’avait que deux écorces : une pour le dehors, l’autre contre le tronc.
« Soleil ! Soleil ! Soleil déraisonnable ; tu entreprends une mauvaise guerre. Si j’échappe à tes rayons, devrais-je donc ensuite être tué par la pourriture de la pluie ? Vous me contraignez tous deux à une dure besogne, mais je la ferai. »
Et voici ce qu’il avait imaginé dans sa grande sagesse.
Il laissa, tout comme les autres arbres, le soleil dessécher son écorce extérieure, pour ne pas attirer l’attention. Et alors, entre cette écorce sèche et celle qui enveloppe directement son tronc, il développa, à l’abri des regards du soleil, une, puis deux, puis dix, puis cent, puis mille écorces fines et imperméables, telles que vous les connaissez, telles que nous les connaissons tous maintenant. Ces écorces qui nous servent si bien pour les cases. Elles qui protègent à la fois de la chaleur et de la pluie…
C’est ainsi que le niaouli devint l’arbre que le feu ne fait pas mourir, celui qui, des racines au sommet, peut flamber comme une torche géante, laisser aller l’incendie plus loin et faire renaître ses jeunes pousses.
« Voici mon tronc et mes branches protégés du feu et du soleil. J’ai mille écorces. Il me reste à me protéger de l’eau qui pourrit tout. »
Ayant dit, au bord des marais, il se transforma en arbre des marais aux branches retombantes comme les racines de palétuvier… Chacune des mille écorces qu’il s’était fabriquées lui donna la possibilité d’une forme nouvelle, et c’est pourquoi on peut voir aujourd’hui le niaouli croître et prospérer dans les lieux les plus différents, aussi bien dans les eaux saumâtres proches de la mer qu’aux flancs des collines les plus sèches… Il peut être géant dans les plaines humides et à peine haut comme un buisson d’herbes sur les hauts sommets. Il peut tout cela mais n’aime point vivre dans la forêt sombre.
Jean MARIOTTI, La conquête du séjour paisible, Stock, 1952.
Les vertus du niaouli.
On tire du niaouli l'essence de Goménol
.Le Goménol est tout simplement une essence basalmique provenant de la
distillation des feuilles de niaouli. Quant à l’appellation de goménol,
elle s’explique par ce fait que les niaoulis sont surtout abondants dans le district de Gomène entre les rivières
de Témala et de Youanga.
Le niaouli fleurit deux fois par an, ses fleurs blanches en rince-bouteilles,riches en nectar, sont visitées par les
oiseaux et surtout par les abeilles qui en font un excellent miel.
L'huile essentielle de niaouli est un antiseptique et antibactérien majeur, elle s'emploie contre les troubles respiratoires et catarrheux : anticatarrhal, antiseptique urinaire, balsamique, expectorant, rééquilibrant, stimulant, stimulant tissulaire, équilibrant (bronchite, grippe, parasites intestinaux, coqueluche, asthme, rhinite, infection intestinale, rhumatismes, acné , asthme, blessures, bronchite, brûlure, déséquilibre énergique, infections urinaires, maladies infectieuses, sinusite , système respiratoire, tuberculose, état catarrhal,parfume l'eau du bain,éloigne les moustiques.
Le niaouli est commercialisé:- sous forme d’essence-de savonnettes-de bonbons-de liqueurs-de miel
Les glaciers des Andes ont longtemps été exposés aux avalanches qui ont causé des pertes de matériel considérable et des milliers de victimes. Les événements de 1962 et de 1970, provenant du sommet Nord de l'Huascarán, ont été particulièrement mortels: le 31 mai 1970, un tremblement de terre d'une magnitude de 7.7 a déclenché une immense avalanche de 25 km de long et d'une vitesse de 280 km/h, anéantissant la cité de Yungay et faisant 18.000 morts. Les cicatrices sont encore visibles aujourd'hui.Le retrait glaciaire a produit la formation de nombreux lacs peri-glaciaires, retenus seulement par des dépôts de moraines fragiles. Sujet à l'érosion, ces murs peuvent s'effondrer et provoquer des inondations: une autre crainte pour la population locale...