mercredi, avril 30, 2008

Ouvéa...20ans déjà

Ouvéa,la plus exotique des iles Loyauté.
C' est l'un des plus beaux atolls du Pacifique. À l'Ouest, sa plage de sable fin s'étend sur 25 km face au lagon turquoise. À l'Est, l'île remonte vers une ligne de falaises qui plongent dans la mer et sont percées de grottes. L'île en forme de croissant, et un atoll basculé dont le lagon n'est pas comblé comme à Lifou ou à Maré, mais fermé par une série de récifs et d'îlots. Elle mesure 35 km de long, pour une superficie de 132 km² et une population de 4.000 habitants.









LES TRAGEDIES DE 1988 - 1989.


Ouvéa se souvient...Ouvéa se recueille...20 ans déjà...

En 1988, la violence marqua ce coin de paradis : le 28 Avril, juste avant le deuxième tour des élections présidentielles, des indépendantistes attaquèrent la gendarmerie de Fayaoué. Au cour de cette attaque, 4 gendarmes furent assassinés et 27 emmenés en otage dans la grotte de Gossanah, au Nord. 11 otages sont bientôt libérés. Le 5 mai, les gendarmes et le GIGN donnent l'assaut. 19 kanak et 2 militaires sont tués. Cette tragédie contribua à la signature des accords de Matignon qui rétablirent la paix en Nouvelle Calédonie. Un an après, le 5 mai 1989, à l'occasion de la cérémonie coutumière de levée de deuil, Ouvéa fut le théâtre d'un nouveau drame : à Wadrilla, près des 19 tombes, J-M. Tjibaou et Y. Yeiwéné furent assassinés par un extrémiste kanak du Nord d'Ouvéa. L'assassin fut immédiatement abattu par un garde du corps. Toute la population a été choquée par ce double drame. Mais, peu à peu, le calme est revenu, même si les positions ultra-indépendantistes d'une partie de la population restent clairement affichées.


mercredi, mars 05, 2008

L'igname en Nouvelle Calédonie:espèces et variétés

Le nom scientifique de l'igname est Dioscorea. Il s'agit d'une plante à tige volubile (grimpante) et à grands tubercules souterrains pouvant atteindre 3,3 mètres de long.

Seules 7 espèces sur 130 sont comestibles.
Le tubercule, suivant les espèces, peut être unique ou comporter plusieurs tubercules associés. Son goût varie selon les périodes de l’année et selon les variétés.

Ce légume présente une peau dure, épaisse et légèrement velue ou rugueuse. Il est de forme allongée garni de multiples radicelles.

Sa chair se pare d'une palette de couleurs: blanc, jaune, rouge, lilas. Elle est farineuse, un peu sèche au goût douceâtre.





En Nouvelle-Calédonie la culture de l’igname à une grande importance, d’une part parce qu’elle est présente dans l’alimentation de la population mais aussi parce qu’elle est essentielle dans les rites coutumiers (mariage, naissance, inauguration…).

Ceci implique une double demande sur le territoire et surtout sur Nouméa :

  • des ignames de petite taille pour la consommation : l’igname restant très cher, les consommateurs préfèrent acheter de petits tubercules (pour le marché elle est récoltée davantage autour de 1 à 3 kg).
  • des ignames de grande taille uniquement pour la coutume(l'igname peut peser environ 15 kg avec un diamètre de 50 cm à sa plus grosse extrémité mais peut atteindre jusqu'à 25 kg).
A Lifou, l' époque de plantation correspond à l’arrivée des baleines qui viennent mettre bas dans la baie de Santal. Mais également cette époque permet un enracinement suffisant avant les grandes pluies cycloniques.
Dès la sortie des premiers bourgeons, les tuteurs sont mis en place.
Alors commence une période pendant laquelle le risque de famine est grand, puisque de août à mars les réserves diminuent sans possibilité de remplacement. Alors symboliquement on apporte des offrandes au grand chef pour qu’il ne manque pas de nourriture. Des repas rituels sont organisés sur la base de certaines plantes pour bien montrer que l’on s’organise pour lutter contre la disette.
Les ignames nouvelles ne seront récoltées qu’à la lune de mars lorsque apparaît la constellation des Pléïades. Ce sont des vieux qui bénéficient des premières récoltes faites très discrètement pour vérifier que le temps est bien venu. Le responsable rituel de la récolte va alors récolter une igname symbole, la fait cuire, en mange une partie et donne l’autre à goûter au grand chef. Celui ci déclare alors ouverte la période de la récolte. Une première cérémonie réunit les hommes autour de l’igname nouvelle au cours de laquelle sont prononcés des discours qui développent encore le mysticisme et la poésie de l’igname.

Deux semaines plus tard, une nouvelle cérémonie, permet à tous les clans de venir apporter leurs offrandes au grand chef selon un cérémoniel précis qui revêt un caractère quasi religieux et est accompagné de nouveaux discours.
(www.asterducaillou.nc)

LES NOUVELLES CALEDONIENNES-
(édition du 21/03/2008)

Les racines de la coutume
L’igname nouvelle est arrivée. Comme chaque année, les Kunié se sont réunis autour de leur grande chefferie pour fêter ce tubercule. Chacun a reçu, selon des rites coutumiers, sa part d’igname.

Après une nuit passée dans l’enceinte de la chefferie, dont la surveillance avait été confiée à la tribu de Gadgi, les ignames nouvelles ont été fêtées par les Kunié.
Ils étaient nombreux, mardi, à venir présenter à leur grand chef leurs ignames tout juste sorties de terre.
Après une journée passée à recevoir les clans, Hilarion Vendegou a adressé son discours à la population durant lequel il est revenu sur une année riche en événements. Le temps des mots révolu, les habitants de l’île ont formé une grande chaîne afin de transporter
les précieux tubercules dans le moua kou, la maison des ignames. Puis, Bernard Gidrol, le prête est venu bénir les fruits de ce travail annuel.
À l’issue des rites traditionnels, les ignames ont ensuite été rassemblées et partagées entre tous les membres des différentes tribus. Puis, la population s’est rendue à la baie de Saint-Maurice où les attendaient les représentants des clans de la mer. Ils ont offert neuf tortues, une par tribu et une pour les visiteurs.
Chacun est, ensuite, rentré à son domicile pour déguster, en famille, les premières ignames de l’année.

Les Kunié se sont rassemblés en une grande chaîne pour transporter dans le moua kou, la maison des ignames, ces tubercules nouveaux, devenues symbole de réconciliation.

Cette année, le souffleur, appelant la population à se rassembler dans la grande chefferie, était Adrien Apikaoua.

Toutes les générations participent à cette fête de l’igname. Ils doivent apprendre les gestes ancestraux et coutumiers liés à cette tradition.

À la baie de Saint-Maurice, les représentants des clans de la mer ont offert les neuf tortues, une par tribu et une pour les visiteurs. La loi autorise la chasse de ses animaux protégés lors des événements coutumiers tels que la fête de l’igname nouvelle.




dimanche, février 10, 2008

Climat sur le Caillou !

(sur le Caillou ,c'est l' été,il fait CHAUD...
voici un peu de fraicheur en image...)


Le climat de la Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie est située dans la zone intertropicale, juste au nord du tropique du Capricorne. Très isolée géographiquement et soumise au courant des alizés, elle bénéficie d'un climat relativement tempéré, que l'on peut qualifier de "tropical océanique".

La variation annuelle de la position de la ceinture anticyclonique subtropicale et des basses pressions intertropicales déterminent deux saisons principales séparées par deux intersaisons :

de mi-novembre à mi-avril : c'est la saison chaude et humide, dite "saison des cyclones".

de mi-avril à mi-mai : c'est une saison de transition.
les perturbations tropicales sont rares et en général peu actives. La pluviosité diminue et la température de l'air décroît sensiblement.

de mi-mai à mi-septembre : c'est la saison fraîche.

La température de l'air passe par son minimum annuel.

de mi-septembre à mi-novembre : c'est la saison sèche.

La température de l'air augmente progressivement, tandis que la pluviosité est à son minimum annuel. L'alizé souffle en quasi permanence. C'est la période la plus belle de l'année, mais aussi la plus sèche.

(http://www.meteo.nc/)




lundi, janvier 28, 2008

Lifou : "opération tribu propre"




Saveur du Pacifique :la chouchoute.

La chouchoute, appelée aussi
christophine (Antilles françaises),
ou chouchou (Réunion, Île Maurice), est une plante vivace.
Ce fruit-légume appartient à la famille des cucurbitacées comme le potiron, le concombre, la courgette... La chouchoute est une variété exotique verte en forme de poire de 8 à 15 cm de long.



Elle émet de longues tiges , de plusieurs mètres de
longueur, grimpantes, grâce à des vrilles. Les tubercules qui contiennent 10 à 15 %
d'amidon, sont comestibles quand ils
sont jeunes.


Recette:

mercredi, décembre 12, 2007

LIFOU , l'île aux multiples visages .

La Nouvelle-Calédonie (ou Grande Terre ) constitue un territoire français d'outre-mer (TOM ) ; 18 575 km 2 (Chef-lieu Nouméa.)

Le Territoire est divisé administrativement en trois provinces : province Nord (partie septentrionale de la Grande Terre avec les îles Belep ; province Sud (partie méridionale de la Grande Terre avec l'île des Pins; îles Loyauté : Ouvéa, Lifou et Maré ).






Lifou, Drehu en langue locale, est l'île la plus étendue de l'archipel des îles Loyauté. Sa superficie de 1150 km2 est équivalente à celle de la Martinique.C'est un immense platier de corail qui s'élève jusqu'à 104 mètres.


La côte, entaillée de baies longues et profondes, allie avec grâce les longues plages de sable blanc
les falaises tranchées dans l'ancien récif et les fonds coralliens aux couleurs magiques.

L'intérieur de l'île, vaste plaine édifiée sur l'ancien lagon, est recouvert de denses forêts tropicales propices à la randonnée.

Lifou est une terre coutumière divisée en trois districts,dirigés par trois chefs coutumiers:
-le district de WETR(il comprend 16 tribus)
-le district de Lössi(il comprend 16 tribus)
-le district deGaïca(il comprend 4 tribus)



(à suivre)

mardi, novembre 20, 2007

LE NIAOULI en Calédonie


(symbole de la savane néo-calédonienne).

(Au plus près du sol, la savane est constituée de graminées denses qui brûlent très souvent et qui servent de pâturage naturel assez pauvre. Au premier niveau supérieur, on trouve parfois des buissons peu denses avec épineux et quelques lianes (lantanas, goyaviers, cassis, mimosas, sensitive) ; enfin au niveau le plus élevé, une présence permanente de niaoulis parfois peu denses et occasionnellement des îlots de gaïacs.)


Bien que non endémique à la Nouvelle-Calédonie, cet arbre est devenu typique du paysage calédonien où il occupe près de la moitié de la superficie notamment sur la Grande Terre.

Proche des Eucalyptus australiens, le niaouli a un habitat souple. On le trouve aussi bien dans les marécages qu’à plus de 1 000 m d’altitude.

On le trouve principalement sur la côte ouest et dans le Nord du territoire. Son extension est due à sa résistance au feu. Les propriétés ignifuges de son bois permettent au niaouli de survivre aux incendies et de prendre la place des autres espèces lorsque celles-ci sont détruites( il résiste bien grâce à son écorce en couches minces, (10 à 20 couches superposées),à ses racines superficielles qui font des rejets et à ses graines très nombreuses qui germent très rapidement après le feu)

( écorce de niaouli)


L'écorce de niaouli, "la peau", composée d'une multitude d'épaisseurs très fines, est un élément primordial de la vie kanak. Elle sert d'enveloppes diverses, d'allumettes , ou de protection. Et son utilisation principale, encore pratiquée aujourd'hui, consiste à revêtir les parois et les toits des cases( son écorce protectrice sert de revêtement au faré, la case traditionnelle kanake). C'est dire à quel point le niaouli a toujours été étroitement lié à la vie quotidienne .

Histoire du niaouli

Le soleil, en lutte contre la pluie, a entrepris de dessécher la terre.

Plus de nuages et peu d’ombre. La terre se desséchait, les rivières les plus riches se sentaient tarir, la terre se fendait, les feuilles des arbres étaient sèches et racornies, les branches elles-mêmes commençaient à ressembler à de vieux os. Quant aux herbes et aux plantes, inutile d’en parler : tout était sec comme la peau de niaouli qui sert à allumer le feu.

Le niaouli lui-même, sage, avisé et prudent, n’avait pas fait comme les autres arbres. A l’annonce de la grande guerre, il s’était dit :

« Je ne suis pas un arbre des forêts, moi ; je suis l’arbre de la brousse, que vais-je donc faire pour ne point périr ? » - Car il ne faut pas oublier qu’à cette époque, le niaouli, tout comme les autres arbres, n’avait que deux écorces : une pour le dehors, l’autre contre le tronc.

« Soleil ! Soleil ! Soleil déraisonnable ; tu entreprends une mauvaise guerre. Si j’échappe à tes rayons, devrais-je donc ensuite être tué par la pourriture de la pluie ? Vous me contraignez tous deux à une dure besogne, mais je la ferai. »

Et voici ce qu’il avait imaginé dans sa grande sagesse.

Il laissa, tout comme les autres arbres, le soleil dessécher son écorce extérieure, pour ne pas attirer l’attention. Et alors, entre cette écorce sèche et celle qui enveloppe directement son tronc, il développa, à l’abri des regards du soleil, une, puis deux, puis dix, puis cent, puis mille écorces fines et imperméables, telles que vous les connaissez, telles que nous les connaissons tous maintenant. Ces écorces qui nous servent si bien pour les cases. Elles qui protègent à la fois de la chaleur et de la pluie…

C’est ainsi que le niaouli devint l’arbre que le feu ne fait pas mourir, celui qui, des racines au sommet, peut flamber comme une torche géante, laisser aller l’incendie plus loin et faire renaître ses jeunes pousses.

« Voici mon tronc et mes branches protégés du feu et du soleil. J’ai mille écorces. Il me reste à me protéger de l’eau qui pourrit tout. »

Ayant dit, au bord des marais, il se transforma en arbre des marais aux branches retombantes comme les racines de palétuvier… Chacune des mille écorces qu’il s’était fabriquées lui donna la possibilité d’une forme nouvelle, et c’est pourquoi on peut voir aujourd’hui le niaouli croître et prospérer dans les lieux les plus différents, aussi bien dans les eaux saumâtres proches de la mer qu’aux flancs des collines les plus sèches… Il peut être géant dans les plaines humides et à peine haut comme un buisson d’herbes sur les hauts sommets. Il peut tout cela mais n’aime point vivre dans la forêt sombre.

Jean MARIOTTI, La conquête du séjour paisible, Stock, 1952.



Les vertus du niaouli.
On tire du niaouli l'essence de Goménol
.Le Goménol est tout simplement une essence basalmique provenant de la
distillation des feuilles de niaouli. Quant à l’appellation de goménol,
elle s’explique par ce fait que les niaoulis sont surtout abondants dans le district de Gomène entre les rivières
de Témala et de Youanga.

Le niaouli fleurit deux fois par an, ses fleurs blanches en rince-bouteilles,riches en nectar, sont visitées par les
oiseaux et surtout par les abeilles qui en font un excellent miel.



L'huile essentielle de niaouli est un antiseptique et antibactérien majeur, elle s'emploie contre les troubles respiratoires et catarrheux : anticatarrhal, antiseptique urinaire, balsamique, expectorant, rééquilibrant, stimulant, stimulant tissulaire, équilibrant (bronchite, grippe, parasites intestinaux, coqueluche, asthme, rhinite, infection intestinale, rhumatismes, acné , asthme, blessures, bronchite, brûlure, déséquilibre énergique, infections urinaires, maladies infectieuses, sinusite , système respiratoire, tuberculose, état catarrhal,parfume l'eau du bain,éloigne les moustiques.

Le niaouli est commercialisé:
- sous forme d’essence
-de savonnettes
-de bonbons
-de liqueurs
-de miel



mercredi, novembre 14, 2007

jeudi, juillet 19, 2007

La CORDILLERE BLANCHE





La Cordillère Blanche sépare le Pérou central en deux zones bien distinctes: les nuages venus d'Amazonie arrosent abondamment le versant est, couvert d'une forêt d'autant plus impénétrable qu'on descend en altitude; à l'ouest, les quelques nuages qui ont réussi à franchir la cordillère assurent un climat tempéré dans le Callejón de Huailas, longue vallée suspendue entre cordillère Blanche et Cordillère Noire.
La cordillère Blanche et la Cordillère Huayhuash sont deux massifs qui font partie de l'arc andin long de 7.500 Km, Elles sont situées à 400 Km au nord-est de Lima.La Cordillère Blanche qui doit son nom à ses neiges éternelles, est la cordillère tropicale la plus haute du monde et l'un des massifs montagneux les plus connus des spécialistes. Elle possède le sommet le plus élevé du pays, le Huascaran (6.769m), et parmi ses 300 montagnes, 27 dépassent les 6.000 mètres. Cet endroit des Andes est d'une beauté tout à fait exceptionnelle.La ville de Huaraz, considérée comme la capitale de l'andinisme est un point de départ privilégié pour les randonneurs et andinistes, grâce à son accès facile. Elle se trouve à 414 Km au nord de Lima.La Cordillère de Huayhuash se situe au sud de la cordillère Blanche et possède des sommets dont l'ascension est considérée comme une des plus difficiles des Andes. Elle compte parmi ses pics le Yerupaja, second sommet du Pérou (6.634m).





Une immense avalanche meurtrière








Les glaciers des Andes ont longtemps été exposés aux avalanches qui ont causé des pertes de matériel considérable et des milliers de victimes. Les événements de 1962 et de 1970, provenant du sommet Nord de l'Huascarán, ont été particulièrement mortels: le 31 mai 1970, un tremblement de terre d'une magnitude de 7.7 a déclenché une immense avalanche de 25 km de long et d'une vitesse de 280 km/h, anéantissant la cité de Yungay et faisant 18.000 morts. Les cicatrices sont encore visibles aujourd'hui.Le retrait glaciaire a produit la formation de nombreux lacs peri-glaciaires, retenus seulement par des dépôts de moraines fragiles. Sujet à l'érosion, ces murs peuvent s'effondrer et provoquer des inondations: une autre crainte pour la population locale...